Thomas Dufau à la capea du Cercle taurin soustonnais ne s’est pas contenté de ne toréer que les pattes arrières du bétail de Francis Lacoste
Thomas Dufau à la capea du Cercle taurin soustonnais ne s’est pas contenté de ne toréer que les pattes arrières du bétail de Francis Lacoste
Les anges gardiens de la plage cultivent leurs différences en restant une équipe composée exclusivement de sauveteurs civils.
DES MNS TRES CIVILS
Chef de poste depuis quinze ans, Roland Sonnes tient à la spécificité soustonnaise qui saison après saison garde son identité de service de sauvetage placé sous la seul surveillance de MNS civils.
Le « patron » de la plage est assermenté pour dresser des timbres amendes dans les cas d’incivilités notoires constatés sur la grève.
« Je n’ai jamais vu en été l’océan aussi dangereux », relève –il. Le morcellement des bancs de sable s’est traduit par une multiplication des baïnes et donc des courants. Ainsi la zone de baignade installée en juillet devant la descente de la plage a –t- elle été déplacée 150 mètres au nord.
Lui et son adjoint David Darmenthé ont constaté une hausse considérable de la fréquentation en août. Leur équipe est intervenue pour bon nombre de fractures provoquées par des jeux de sable et de vagues. Ces incidents se produisent souvent en début de séjour.
Les MNS ont assisté en juillet 32 baigneurs en difficulté, un chiffre en légère hausse. Au 20 août les interventions étaient au nombre de quinze. Appel était fait à l’hélicoptère le 14 août pour le transfert à l’hôpital d’une baigneuse au stade 3 de la noyade après avoir été sauvée à quatre kilomètres au sud de la zone surveillée.
Les MNS assureront la surveillance de la baignade à Soustons Plage jusqu’au 10 septembre.
Photos inédites
Le président de l’association des propriétaires de Port d’Albret Jacques Liwerant prévient d’un gros conflit en gestation sur l’entretien du lac marin.
LE LAC EN SERPENT DE MER PHOTO
Les 600 membres de l’association n’entendent pas baisser pavillon à propos de la gestion du lac marin de Port d’Albret (1). « Nous avons en vingt ans d’existence toujours privilégier la concertation », affirme Jacques Liwerant.
Tel un serpent de mer, l’état du lac marin revient saison après saison. Au fil des algues, le plan d’eau prend au printemps une couleur verdâtre. Par forte chaleur l’eutrophisation exhale ses relents nauséabonds.
Sa gestion par le syndicat intercommunal de Port d’Albret est devenue trop saumâtre au goût de l’APPA (1). « C’est un gros conflit en gestation. On nous a endormi ». Une fois c’est la faucardeuse en panne. Puis les 35 heures sont mises en cause. Où stocker les algues ? Autant de mauvaises raisons. Résultat, le lac était tout vert à Pâques. Et ça fait des années que ça dure ».
Les baigneurs se contentent cet été d’une zone de plage surveillée sans algues mais avec de la vase. Ces algues sont invisibles en ce moment de l’année mais seraient bien présentes entre deux eaux.
« Le dernier scoop c’est qu’il y aurait des algues protégées. On va faire fortune », ironise –t-il. « La faucardeuse est aussi présente que le monstre du Loch Ness. On l’a juste aperçue à deux reprises depuis le 8 juillet » affirme le président Laiwerant. Il déclarait lors de l’assemblée générale de l’association tenue le 6 juillet : « le matériel du SIPA (2) est manifestement sous-exploité, voire laissé à l’abandon. Si cet organisme est incapable de gérer le lac, il faut le dissoudre et le remplacer par une structure compétente ».
Le maire boucalais évoque un « problème récurrent ».
« On n’empêchera cependant jamais les herbes de pousser », prévient-il.
« Toujours est-il que le lac est en été en condition de recevoir du public. Les eaux de baignade sont contrôlées deux fois par semaine ».
L’automatisation prochaine de l’ouverture des vannes du barrage participera selon lui à une meilleure régulation du débit et donc de la régénération des eaux.
(1) Port d’Albret. Territoire commun aux communes de Vieux-Boucau et Soustons.
(2)APPA. Association Propriétaires Port d’Albret.
Une tortue en sable bat une voiture de Formule 1.
UNE TORTUE DE COURSE
Châteaux, sirènes et autres animaux aquatiques rivalisent d’ordinaire à coups de seaux et pelles de plages aux concours organisés par l’association des propriétaires de Port d’Albret.
Cette édition d’août a quelques peu dérogé aux traditions. Le jury amené à établir le classement des apprentis architectes a fait franchir la ligne d’arrivée en vainqueur à une tortue. Les cinq enfants gagnants ont devancé une voiture de formule 1 construite par de jeunes techniciens espagnols. Le podium était complété d’un gâteau tahitien.